L’axiome numéro 5 de l’école de Palo Alto : Tout échange est symétrique ou complémentaire

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Première partie Complémentarité et Rigidité – Exemple de Maylis et Marc

Cet axiome de communication porte sur le positionnement entre deux personnes lors d’une interaction, quelle que soit la nature de la relation entre ces deux personnes. Il peut s’agir d’un patron et de son employé, de deux amies et, bien entendu, des deux membres d’un même couple.

Lors d’un échange simple entre deux personnes, donc d’une interaction, soit les deux adoptent des posions symétriques ; soit l’une est en position haute, l’autre en position basse.

« Tout échange de communication est symétrique ou complémentaire, selon qu’il se fonde sur l’égalité ou la différence. » – Paul Watzlawyck, une logique de communication

Typologie

  1. Positions symétriques

Les deux personnes se placent d’emblée sur un pied d’égalité « Veux-tu acheter le pain aujourd’hui ? Je m’en chargerai demain.»

  1. La position haute

La personne qui prend la parole, propose des activités, indique une orientation, définit une stratégie se place ipso facto en position haute

  1. La position basse

La personne qui opine, qui accepte une décision, qui suit la direction proposée par l’autre ipso facto en position basse

Equilibre

Dans une relation harmonieuse, chaque élément du système, ici du duo, passe par les 3 positions -symétrique, haute et basse – même si ce n’est pas dans les mêmes proportions.

Difficultés

Lorsque le couple se fossilise : l’un est toujours en position haute, l’autre est toujours en position basse, le couple se rigidifie.

Il est important de souligner que non seulement celui ou celle qui est « suiveur » ou « suiveuse » peut se lasser, mais aussi celui qui « prend tout en charge » risque de se lasser.

Exemple du couple Maylis et Marc

Maylis et Marc ont 65 ans et des enfants qui ont 30 ans.

Maylis souffre du fait que c’est Marc qui organise non seulement les diners avec les enfants et leurs conjoints mais encore les sorties communes, voire les vacances.

Marc explique que Maylis ne se décide qu’au dernier moment, n’aide pas à la préparation de repas festifs, et enfin conteste les choix de sortie.

Marc se met donc régulièrement en position haute, puisqu’il prend des initiatives. Cet exemple montre bien qu’il ne s’agit nullement d’une position dominante : il n’impose rien et est prêt à ce que sa femme se joigne ou non.

En sabotant ces initiatives (refus de répondre, refus de participer), Maylis refuse la position basse.

Au fur et à mesure, les positions se sont rigidifiées et ils évoquent cela tous deux en termes de « difficultés de communication ».

Sortie du blocage

Après un travail ensemble, ce sont eux qui élaborent de concert une première solution : mise-en-place d’un agenda commun, d’abord, et règles de fonctionnement, ensuite.

Ceci constitue un premier pas d’apaisement qui permet de commencer à sortir du blocage afin de redonner un peu de confiance à chacun des membres vis-à-vis de leur couple. Cet apaisement est nécessaire pour permettre d’aborder sereinement et de travailler plus profondément la relation. Ils pourront ainsi trouver un accord sur leur manière de vivre ensemble.

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